Anecdotes en bloc : Ma fête à Barcelone
3 novembre 2007
Avoir 24 ans à Barcelone, ça se dit bien dans une conversation. C’est donc ce qui s’est passé dans la nuit du 31 au 1 novembre.
Ça a commencé au supermarché au moment de faire le marché quand Myriam, dans l’allée des vins, s’est écriée “Artacho!”. Comme c’est mon nom, je me retourne et découvre une merveille…. Pour comprendre l’émotion, il faut comprendre que les Artacho ne courent pas les rues, qu’on me demande toujours comment l’épeller, d’ou ça vient, et blabla sans fin… Devant moi, je vois un étalage de Artacho. Je suis une putain de bouteille de vin! Joie et joie et joie, je ne m’en peux plus. Je m’achète.
On va chez Enrique pour faire le souper. Des pâtes sauce rosée de ma création et du fromage et des olives et du vin et de la salade tomate-mangue. Miam. Il est minuit, on commence le souper après m’être fait chanter Bonne fête en suédois par le coloc d’Enrique, Anton. J’avoue que ça clanche tous les chants de fête que je connais. On mange, on boit, on est saoules et on part avec Anton prendre un verre en ville.
Évidemment, ce mec est trop vip (il a joué avec Bjorn de Peter, Bjorn et John et connait tous les gens de Malmo on dirait) et nous rentrons gratisss, passons devant la file (de 5 personnes) , déposons nos trucs backstage. C’est l’Halloween dans le bar alors on pogne dans les fils d’araignée et peu partout. On boit sur le bras du vip Anton, yes.
On décide d’aller danser. Je continue à le dire, le nightlife de Barcelone est intense car oui, personne se couche, mais PERSONNE ne sait danser seigneur… Bon, ok la musique est horrible. Au premier plancher, du gros hip-hop même pas sale, même pas recherché. Juste du beat. Je cherche du regard les gens qui dansent, les filles qui dansent trop, les trios sandwiches de danse… rien. Même en dansant comme deux filles de Montréal normales, on a l’air de deux déchainées hystériques en manque d’attention. Tandis qu’à Montréal, on serait deux filles qui dansent. Bref, on “danse”, il y a deux mecs qui tentent de danser avec nous, mais on est tellement crampées qu’ils cessent, un mec danse en me souriant sans fin, je trouve ça drôle.
On monte au deuxième étage ou Michael Jackson se fait aller. On prend un shooter avant d’aller danser. Musique poche, musique poche, musique poche, oh my god…. enfin, du White stripes. Nous sommes enfin sauvées!!! Ça c’était jsute avant que, tenez-vous ça va faire mal, “Mr.Jones” des Couting Crows parte à jouer dans les speakers…. N’importe mais n’importe quoi. On a vraiment mal. C’est comme un mauvais flashback de notre jeunesse.
On redescend en bas, on danse sous la fan avec toute notre volonté de danser, mais on abdique et on finit dans le backstore à écouter de l’espagnol avec des gens déguisés en pirates. Je précise qu’il est déjà 4h30 du matin quand même. Un mec joue avec un fantome squelette comme une marionnette, un mec qui ressemble trop trop trop à Michel Courtemanche chante en aspirant l’hélium d’un ballon et nous parle de son manteau en fourrure.
On retourne à la maison, je suis trop heureuse d’avoir vécu la fête la plus absurde de mon existence.
Deux jours plus tard, Myriam me fait des toasts nutella/banane avec deux chandelles 24 dessus comme j’avais pas eu ni chandelle ni gâteau. Je suis émue et heureuse et je fais deux jolis souhaits.