comment comment vous dire

18 novembre 2007

Demain, on retourne à Paris pour mieux retourner à Montréal le 27.  

 On vous a pas beaucoup écrit pour plusieurs raisons :

- Souvent on va sur Internet suite à un petit arrêt dans une taberna, ce qui nous rend incohérentes.   Des histoires de filles saoûles qui tapent sur des claviers inconnus, c’est mal.

- Madrid est un coup de coeur, on aime, on l’aime, on l’aime tellement.   Comment décrire ça?  Aucune idée.    On va organiser une séance de mime à notre retour, promis juré.

- On prend même pas de photos ici.  En fait, on en prend pas beaucoup.  Je sais pas pourquoi, on est plus relax, on regarde et tout s’inscrit dans la tête et je crois que c’est bien comme ça aussi.

Quant à moi moi, il y a plein de choses qui me trottent dans la tête ici.   Plein de décisions, plein de décisions à prendre.  Une chose est sûre, l’Espagne et moi, c’est pas terminé. 

Ouf… le voyage s’achève là où les questions commencent.

comment decrire tout ca

9 novembre 2007

(post ecrit sur clavier madriléne oú je cherche encore les accents et autres…)

Apres une ride de bus de pres de 8 heures a travers une Espagne magnifique, nous sommes arrivees á Madrid.  Joie pour nos cuisses et notre corps entier.

Nous avons été accueilli dans notre hostal par des gens qui ne parlaient qu´espagnol, c´etait splendide de nous voir mimer en groupe.   On a fini par se comprendre a travers notre habile jeu de mains.

On a marche dans la ville pour se saouler au cafe con leche et on a ensuite entame la quete de la sala riviera, salle de spectacles qui allait nous accueillir telles des reines pour interpol et blonde redhead.

on a trouve et on a aussi trouve les espagnols.   Mon dieu que ca a rien avoir avec Barcelone, ici ils sont si sexys.  Ma pupille souffre constamment…  désolé fallait que je partage ca.

bref.

Plein de gens dans la file vient nous demander des trucs en espagnols.  Pourquoi ils demandent pas aux autres?  Aucune idee.  Doit y avoir un radar de non-hispanique qui s´est mis á on quelque part.  On se fait amies avec Sergio qui lui nous presente ses amis.   On passe la soiree avec une clone de Regina Spektor. 

(mon temps internet va mourir alors je clanche)

Blonde Redhead etait debile.  Ils ont joue deux nouvelles chansons, c´était fou.   Et pour Interpol on a été se cacher a la mezzanine pour danser comme des diablesses.   Je le dis, les salles de concert sans fumee c;est une EXCELLENTE idee.   On avait les yeux qui brulaient, cétait intense.

bref, on trippe et on va aller manger de la paella avec plein de vin juste pour vous mes agneaux cheris.  

J’oubliais…

7 novembre 2007

Je peux le crier haut et fort, Myriam cuisine telle une maître.  Vraiment, je suis impressionnée.

Sauf que…

Ce matin, j’ai découvert qu’elle ne pouvait malheureusement pas faire la distinction entre du sucre et du sel quand elle m’a dit

- “Heille, j’ai compris pourquoi on a eu mal au coeur le soir qu’on a bu du café avant de se coucher!

- Ah ouin, pourquoi?

- Ben, il restait plus de sucre dans le pot alors j’ai pris le pot d’à côté.  Pis ce matin, j’y ai goûté pis finalement c’était du sel”

Je confirme donc que quand tu prends deux sucres dans ton café et qu’on te met deux cuillères de sel, ton ventre aime pas ça.   Je trouvais le café corsé, mais bon, le café ici y goûte pas pareil (habituellement il est MEILLEUR), mais là c’était intense.

Bref, Myriam je l’aime moins maintenant qu’elle tente de m’empoisonner, mais bon, on lui pardonne rapidement.  Morale de l’histoire, le café, c’est moi qui le fait.

Donnez-moi un tan

7 novembre 2007

Sur notre terrasse ce matin, alors que dans ma main droite se trouvait une tasse de café, dans la gauche une toast au Nutella (la dernière de tout le voyage, je suis plus capable de manger ça, j’en ai mal au coeur), moi et Myriam étions au soleil, heureuses et épanouies.

Alors que ça faisait une demi-heure que nous étions affairées à écrire nos histoires respectives tout en écoutant notre ipod, nous nous sommes tournées face à face, le regard complice, un sourire béat aux lèvres. Puis, notre expression a changé : “Wow, tu as des freckles” dit Myriam et moi de dire “Wow, toi aussi!”.

Le “Ô shit, on est rendues rouge” a suivi dans la seconde et une séance de pokage de face aussi. Le pokage de bronzage c’est ce qui consiste à poker le rouge pour voir à quel point c’est blanc habituellement.

Aujourd’hui, le 7 novembre, on a tellement pris du soleil. Et vous?

Avoir 24 ans à Barcelone, ça se dit bien dans une conversation. C’est donc ce qui s’est passé dans la nuit du 31 au 1 novembre.

Ça a commencé au supermarché au moment de faire le marché quand Myriam, dans l’allée des vins, s’est écriée “Artacho!”. Comme c’est mon nom, je me retourne et découvre une merveille…. Pour comprendre l’émotion, il faut comprendre que les Artacho ne courent pas les rues, qu’on me demande toujours comment l’épeller, d’ou ça vient, et blabla sans fin… Devant moi, je vois un étalage de Artacho. Je suis une putain de bouteille de vin! Joie et joie et joie, je ne m’en peux plus. Je m’achète.

On va chez Enrique pour faire le souper. Des pâtes sauce rosée de ma création et du fromage et des olives et du vin et de la salade tomate-mangue. Miam. Il est minuit, on commence le souper après m’être fait chanter Bonne fête en suédois par le coloc d’Enrique, Anton. J’avoue que ça clanche tous les chants de fête que je connais. On mange, on boit, on est saoules et on part avec Anton prendre un verre en ville.

Évidemment, ce mec est trop vip (il a joué avec Bjorn de Peter, Bjorn et John et connait tous les gens de Malmo on dirait) et nous rentrons gratisss, passons devant la file (de 5 personnes) , déposons nos trucs backstage. C’est l’Halloween dans le bar alors on pogne dans les fils d’araignée et peu partout. On boit sur le bras du vip Anton, yes.

On décide d’aller danser. Je continue à le dire, le nightlife de Barcelone est intense car oui, personne se couche, mais PERSONNE ne sait danser seigneur… Bon, ok la musique est horrible. Au premier plancher, du gros hip-hop même pas sale, même pas recherché. Juste du beat. Je cherche du regard les gens qui dansent, les filles qui dansent trop, les trios sandwiches de danse… rien. Même en dansant comme deux filles de Montréal normales, on a l’air de deux déchainées hystériques en manque d’attention. Tandis qu’à Montréal, on serait deux filles qui dansent. Bref, on “danse”, il y a deux mecs qui tentent de danser avec nous, mais on est tellement crampées qu’ils cessent, un mec danse en me souriant sans fin, je trouve ça drôle.

On monte au deuxième étage ou Michael Jackson se fait aller. On prend un shooter avant d’aller danser. Musique poche, musique poche, musique poche, oh my god…. enfin, du White stripes. Nous sommes enfin sauvées!!! Ça c’était jsute avant que, tenez-vous ça va faire mal, “Mr.Jones” des Couting Crows parte à jouer dans les speakers…. N’importe mais n’importe quoi. On a vraiment mal. C’est comme un mauvais flashback de notre jeunesse.

On redescend en bas, on danse sous la fan avec toute notre volonté de danser, mais on abdique et on finit dans le backstore à écouter de l’espagnol avec des gens déguisés en pirates. Je précise qu’il est déjà 4h30 du matin quand même. Un mec joue avec un fantome squelette comme une marionnette, un mec qui ressemble trop trop trop à Michel Courtemanche chante en aspirant l’hélium d’un ballon et nous parle de son manteau en fourrure.

On retourne à la maison, je suis trop heureuse d’avoir vécu la fête la plus absurde de mon existence.

Deux jours plus tard, Myriam me fait des toasts nutella/banane avec deux chandelles 24 dessus comme j’avais pas eu ni chandelle ni gâteau. Je suis émue et heureuse et je fais deux jolis souhaits.

Moi et Myriam on se demandait ce qui manquait à nos vies et on a trouvé la réponse. La musique! Je vous le dis, on a l’impression de revivre les années 90 continuellement. Et même plus vieux. CÉline Dion par les fenêtres de notre cuisine, Phil Collins (un gros must d’après la fréquence qu’on l’entend) sur notre terrasse, U2 partout dans les magasins et les restos, Michel Fugain et son maudit “Fais comme l’oiseau” version guitare cheap dans le métro.

J’ai l’impression de me retrouver sur une piste de danse à 14 ans et de danser autour de ma sacoche…

On écoute donc Think about life (entre autres) pour rester zen.

Et aussi, j’invente les pires chansons au monde pour le plaisir (tousse tousse) des oreilles à Myriam.

On a été au Musée d’Art contemporain pour pouvoir dire sur un ton fendant : “J’ai été voir le World Press Photo” à Barcelone. Oui, on est comme ça et c’est pour ça que vous nous aimez d’ailleurs.

L’expo était intéressante malgré les photos sans fin de putain de soccer. Désolé pour les fervents, mais ça devient redondant. Il y avait une série perturbante sur un léopard de mer qui bouffe un pingouin, j’ai pas trop aimé voir un cou de pingouin aussi étiré et ensanglanté. Mais bon, entre un pingouin et des photos de gens morts dans le rue, on s’entend que la section photo de guerre était plus “ébranlante”.

Il y avait aussi une exposition vraiment dérangeante sur l’apartheid d’Afrique du Sud. Super expo bien construite avec plein de documents audio-visuels que l’on pouvait regarder assis sur un mobilier fait en carton (tous les meubles en fait de cette expo était fait en carton, même les tables avec les ordis).

Bref, des expos qui rentrent dedans dans un joli musée.

Alors que vous vous promeniez les pieds sur l’asphalte, nous, on se promenait les deux pieds dans le sable de la Méditerannée.

Cette activité bucolique nous a permis non seulement de marcher comme deux ivrognes dans le sable (suivez du regard les deux touristes qui marchent en ramassant des coquillages). On a découvert que les vagues pouvaient parfois refouler à un pied de soi et créer une bébé-vague qui fait que même si tu as tourné tes jeans, tu te retrouves mouillée jusqu’aux genoux ce qui n’est pas agréable. On a découvert un jelly fish espagnol, on a vu des surfers de mini-vagues et des condoms de plage. En hommage à la populaire chanson “Blue jeans sur la plage”, on a crée “Condom sur la plage”, c’était de toutes les beautés.

On a pris des photos de nous sur la plage pour vous prouver le tout.

On a aussi rencontré notre premier québecois, qui sont inexistants ici, il y a juste des milliers de Français. Le petit Gabriel, un jeune homme verbomoteur qui a disparu de nos vies dix minutes après y être entré. On a aussi rencontré un méchant monsieur saoul avec une cicatrice qui faisait toute la joue et qui était franchement désagréable. On a donc quitté la playa sur cela.

Myriam tenait à dire qu’il fait chaud. Pour ma part, je tiens à préciser qu’elle se promène avec deux couches de linge et un foulard. Elle a aussi acheté un coat d’automne. Donc, moi, sa joie de température, j’y crois à moitié. Pis la nuit, il fait frette. Le port de la petite laine est nécessité.

On en profite

31 octobre 2007

Votre brunette préférée a la jambe qui fucke et elle prend la journée off de marche. Quoi faire dans ces moments-là? Poster les vidéos de nous, folles que nous sommes et bientôt mettre nos photos de voyage. Je vais aller me promener tantôt et aller me prendre un petit cortado quand ma jambe va aller mieux. Mais je regrette toutes les jokes d’unijambistes que j’ai dit à ce jour, vraiment…

Il y a un vidéo ici   , on y rit, je parle de vision mondiale, de Nouvelle-France et de grattage de tête, tout ça entre 2 rires sans fin. Je précise que nous étions en lendemain de veille sur notre magnifique terrasse et que nous avons ri comme des singes en liberté.

Faut pas nous juger si vous comprenez rien!